Les arts textiles sont restés longtemps en France un objet d’étude et de dilection pour un cercle restreint d’amateurs avertis. Ce relatif désintérêt du grand public français envers un art décoratif majeur qui a permis à la France de rayonner sur l’Europe (pensons au renom de la tapisserie, de la soierie, de la dentelle, de l’impression sur étoffe, de la mode vestimentaire) a eu plusieurs conséquences : disparition de documents, départ pour l’étranger de pièces importantes, mise en arrière-plan de certaines collections textiles nationales. Paradoxalement, la disparition progressive de l’industrie textile en France explique peut-être le retournement de tendance auquel on assiste depuis deux ou trois décennies et qui amène les amis des arts à donner aux œuvres textiles la place qui leur revient de droit dans l’histoire de l’art et dans la création contemporaine. L’Université leur ouvre certaines de ses filières, des associations en maintiennent les savoir-faire et l’intérêt patrimonial, de nouveaux musées leur sont consacrés. En Auvergne, et à la grande satisfaction de ses habitants, sont nés en quelque dix ans le département du tapis et des arts textiles du Musée Bargoin à Clermont-Ferrand, le Centre national du Costume de Scène et le Musée de la Visitation à Moulins, le Musée des Manufactures de Dentelles à Retournac, et près de Clermont-Ferrand la Cité internationale de la Tapisserie et de l’Art tissé à Aubusson. Le Conservatoire textile est né dans ce contexte favorable et il réunit, à travers conférences, ateliers de démonstration et de pratique, visites d’entreprises, de collections, d’expositions, tous les amis des arts textiles.  

 

Zone de Texte: Le Conservatoire textile est une association à but non lucratif (type loi de 1901). 

Membres du bureau : 
Jacqueline DELCLOS, maître de conférences honoraire en histoire de l’art, présidente.

Pascale PIGEON, secrétaire.

Catherine VERMOREL, historienne de l’art, chercheure associée au LARHRA, trésorière. 
Zone de Texte: Qui sommes-nous ?